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C'est la mode ! Des myriades d'étudiants
et d'étudiantes, d'adolescents qui viennent de
voir pousser leur premier poil au cul veulent faire
des études de "tourisme durable, équitable,
responsable, etc."... Si l'intention est louable,
il convient d'analyser la situation actuelle de ce secteur,
son impact réel et ses perspectives.
Qui n'a jamais vu sur les marchés
bobo des grandes villes d'Europe la prolifération
des stands se réclamant du "commerce équitable"
? Le commerce équitable sur nos marchés
européens ce sont généralement
quelques gentils voyageurs qui se disent dans un éclat
d'ingéniosité : "tiens, je vais
faire du commerce équitable". Alors
ça part d'une bonne intention et ça commence
souvent par la création d'une association, d'un
voyage et d'un semblant d'organisation. Ca se finit
sur les marchés de commerce équitable
qui fleurissent sur les places publiques de France et
du reste de l'Europe... Sans aucun contrôle évidemment
sur la réelle "équitabilité"
de ce business. Car le plus souvent, il n'est pas déclaré
en France, mais il n'est pas déclaré non
plus dans les pays de production. Bref, c'est du black,
du début jusqu'à la fin de la chaîne
avec toute la précarité et l'illégalité
qui en découlent...
La question à se poser est donc
la suivante : Qu'est-ce qui est le plus équitable
? Le petit thaïlandais de 15 ans qui bosse dans
une usine Nike de Chang Maï pour fabriquer des
baskets vendues dans un magasin Eram de Marseille ou
Mamadou qui fait fabriquer des colliers afro par des
apprentis non payés sur commande d'une donneuses
de leçon altermondialiste qui fait son business
sur les marchés de France ?
La réponse, généralement,
on la trouve en demandant au Thaïlandais de 15
ans qui bosse dans l'usine Nike de Chang Maï s'il
voudrait échanger sa situation avec les travailleurs
du "commerce équitable" sauce gonzesse
altermondialiste qui se rase pas sous les bras (bon,
on caricature on sait, mais à peine et ça
fait du bien...).
Hé bien, le tourisme "équitable
ou durable" au Sénégal, fonctionne
de la même manière que ces commerces équitables.
Et ceux qui se pointent dans le campement rastafaraï
du coin en se disant que ce sera plus profitable à
la population locale que refiler son fric à un
grand hôtel se trompent très clairement
: ce ne sera profitable qu'au gérant et à
sa famille. Aucunement aux employés qui rêveraient
de travailler au Club Med...

Le Sénégal a un système
de protection sociale complet et performant. Même
si les prestations n'atteignent pas des sommets, un
salarié sénégalais déclaré
cotise pour sa retraite, pour sa sécurité
sociale et celle de sa famille ainsi que pour diverses
prestations telles que les allocations familiales. De
plus, le code du travail règlemente strictement
les licenciements abusifs et un Conseil des Prud'hommes
existe au Sénégal.
Ainsi, la première question
que devraient se poser des personnes honnêtes
et intelligentes s'investissant dans la durabilité
et l'équitabilité du tourisme est : "Suis-je
en règle avec les lois garantissant des droits
sociaux aux travailleurs ?".
Or non ! Justement pas ! 99% des commerces
avec le Sénégal dits "équitables"
et la même proportion de structures touristiques
dites "durables" ne déclarent pas leur
personnel, leurs ouvriers et ne contrôlent pas
la chaîne de production pour voir si tous les
maillons légaux sont solides ! Pourquoi s'emmerder
avec des formalités n'est-ce pas ? On est entre
nous ! Le Sénégal, c'est si pratique :
on peut tout faire "au(x) black(s)"...
Le résultat ce sont des milliers
de touristes qui en toutes bonne foi vont dans des campements
ou des petits hôtels en se disant que leur argent
sera plus profitable au pays alors que :
1 - le personnel n'est jamais payé correctement
2 - il n'est JAMAIS déclaré (ça
c'est une règle)
3 - ses conditions de travail sont souvent plus déplorables
que dans les grands hôtels de la place
On s'aperçoit donc qu'en terme
de "durabilité" ou en terme
"d'équitabilité", l'hôtel
Framissima et ses soirées chansons à la
con accueillant 15.000 retraités lillois en maillot
de bain et employant les mêmes jardiniers depuis
15 ans n'a de leçon à recevoir de personne
car le personnel a une condition enviable grâce
à un contrat de travail en bonne et due forme.
Il convient ainsi, quand on a la volonté
de créer ce type de structure ou d'y passer quelques
jours de vacances, de vérifier que tout le personnel
est déclaré. Lorsque la femme de chambre
n'aura pas à payer 500.000CFA pour faire hospitaliser
son fils à l'hôpital ou lorsque le réceptionniste
arrivé à 60 ans pourra percevoir une petite
retraite sans vivre aux crochets de sa famille, ils
s'apercevront tous deux de la "durabilité
et de l'équitalibilité" du tourisme....
Il convient également d'avoir
un esprit critique acéré sur ces nombreuses
agences de voyages où tour operateurs qui se
réclament d'un tourisme "durable" ou
tout au moins "éthique". Car eux aussi
fourmillent sans contrôle ! Quand eux-mêmes
déclarent (parfois) leur personnel sénégalais
sur place, la situation de leurs sous-traitants est
souvent proche du sordide. En effet, il faut savoir
que la plus grosse partie du personnel sollicité
par un TO opérant au Sénégal ("équitable"
ou non) n'est pas directement employé par ce
tour opérateur. Tous les abus sont donc possibles.
De bien grands mots donc que "tourisme
équitable" ou "tourisme durable"
alors que "respect du code du travail",
terme certes moins bobo et moins poétique mais
au combien plus concrêt, suffirait à améliorer
la vie de bien des salariés du secteur du tourisme.
Et ce respect du cadre légal, y compris sous
le terme un peu fourre-tout de tourisme responsable
ou durable, est devenu une nécessité.
Cependant on peut noter certaines
initiatives organisées en dehors du cadre légal
du travail mais sans but lucratif. Grâce à
des associations ou à des projets communautaires,
plusieurs structures d'accueil du type "tourisme
intégré" ont vu le jour dans quelques
régions du pays. Leur credo est de faire profiter
au plus grand nombre et le plus sainement possible des
recettes que le tourisme apporte au Sénégal.
La plus grosse partie des bénéfices ainsi
générés va à la réalisation
de dispensaires, d'écoles, à l'achat de
livres, à des campagnes de vaccination, etc...
Outre cet aspect positif, ces structures offrent le
plus souvent des prix défiant toute concurrence
pour des hébergements sympathiques, sans prétention
mais propres, confortables et parfois au charme très
africain (Casamance, Siné-Saloum, etc...) : c'est
le modèle des campements
intégrés de Casamance.
Excepté donc dans ces structures
de tourisme coopératives ou intégrées
qui n'ont pas de but lucratif, dans le secteur largement
bénéficiaire du tourisme sénégalais,
ne pas déclarer son personnel c'est l'exploiter
et hypothéquer la santé de sa famille
et tout espoir de retraite. Si vous souhaitez faire
du tourisme responsable si ce n'est équitable,
choisissez donc en priorité les établissements
respectant scrupuleusement le code du travail sénégalais.
N'hésitez pas à demander aux employés
s'ils sont déclarés (en langage plus clair
pour eux, ont-ils ou non un contrat).
L'ECOTOURISME ET/OU LE FONCTIONNEMENT
ECOLOGIQUE
Tout d'abord, il est bon de rappeler
ce qu'est censé être l'écotourisme
et notre propre définition :
L'écotourisme consiste
en un tourisme écologique dont l'objectif principal
est de profiter de la nature, des paysages ou d'espèces
particulières (ex. lions ou éléphants
au Kenya, observation de baleines), tout en respectant
les écosystèmes. L'activité doit
comporter une part d'éducation et d'interprétation,
et aider à faire prendre conscience de la nécessité
de préserver le capital naturel et le capital
culturel. L'écotourisme doit avoir de faibles
conséquences environnementales et doit contribuer
au bien-être des populations locales.
Si
on s'en tient à cette définition officielle,
de nombreuses structures sénégalaises
sont "écotouristiques". Ceci dit, aller
déranger les oiseaux du parc
du Djoudj en pirogue n'est pas forcément
très respectueux des écosystèmes
: toute insertion touristique au sein d'un milieu sauvage
n'est d'ailleurs jamais respectueuse de la nature...
Et si l'on s'obstine à appeler cela de "l'écotourisme",
comment appeler dans ce cas là le type de tourisme
que le petit hôtel d'une grosse station balnéaire
sénégalaise pratiquera en investissant
dans les énergies renouvelables et en respectant
son environnement ? La définition principale
que NOUS donnerons à "écotourisme"
c'est donc la tendance des structures touristiques et
de leurs clients à adopter un mode de fonctionnement
respectueux de l'environnement. Et là, tout devient
clair, quantifiable et non sujet à polémique
! Il suffit de se poser la question suivante : "mon
activité a t'elle oui ou non un impact grave
sur l'environnement ?". Et là, très
clairement le grand hôtel de Saly a un impact
environnemental par touriste résident plus important
que le petit campement rastafaraï de Kafountine...
Rejets des eaux usées dans la
mer, consommation d'énergie hallucinante (climatisations,
chauffage de l'eau, éclairages, etc..), déchets,
consommation d'eau insultante (piscines, toilettes,
sanitaires, arrosage des pelouses, etc...), activités
nuisibles à la faune (jetski dans des zones protégées,
quad, etc...) : la liste est trop longue ! Quant à
l'impact visuel, parlons-en aussi : occupation sans
contrôle du littoral, contructions bétonnées
dans un pseudo-style local qu'ils ont été
chercher dans leur imaginaire : on est très loin
au Sénégal des normes internationales
du bon goût !!! Il suffit de voir des établissements
dit "de standing" à Saly
pour prendre peur et se casser en courant. L'hôtel
Lamantin par exemple, décrit comme le joyau de
la station, a sans doute des normes de confort prestigieuses
mais l'architecte qui a commis ce crime (y'a t'il eu
un architecte d'ailleurs ?) a dû gagner son diplôme
à la Lonase (loterie sénégalaise).
Cependant, dans ce concours de gâchis
de ressources et d'énergie, les petites structures
touristiques indépendantes ne sont souvent pas
plus respectueuses que les grosses ! Leur impact peut
même être parfois supérieur ! Un
hôtel avec 10 chambres et une piscine va ainsi
manger plus d'eau par touriste qu'un hôtel avec
50 chambres et la même piscine ! Sans compter
qu'une climatisation de merde bon marché ou vieille
comme la mort va consommer deux fois plus de courant
qu'une clim récente (sans parler du bruit ....).
Après ce triste constat, il
faut relativiser et ne pas non plus leur jeter la pierre,
Pierre. Ces structures hôtelières et leur
direction font partie d'une époque. Faire comprendre
à tous que cela doit changer est cependant primordial
! Quand ils auront compris que faire fonctionner leur
établissement écologiquement leur fera
faire des économies tout en améliorant
pour pas cher leur image de marque, alors ils fonceront
tous dans cette voie.
Car les pistes pour tendre vers un
fonctionnement respectueux des ressources et de la nature
sont nombreuses. L'ensoleillement que connait le Sénégal
permet notamment d'engager des économies d'énergie
très importantes sans que l'investissement de
départ ne dépasse celui d'un équipement
électrique. Les technologies de chauffes-eau
solaires par exemple sont aujourd'hui très efficaces
et particulièrement adaptées aux structures
touristiques. Sans compter la durée de vie du
matériel (un chauffe-eau électrique au
Sénégal a une durée de vie très
courte du fait de la mauvaise qualité de l'eau
qui bousille rapidement les résistances). Le
fabricant de chauffes-eau ProSoleil
installé au Sénégal produit ce
type de matériels performants, économiques
et peu chers.
Voir
notre article sur l'énergie solaire au Sénégal
Toujours au chapître des économies
d'électricité, alors que l'Europe s'apprête
à interdire les lampes à incandescance
pour ne vendre que des ampoules économiques en
énergie, le Sénégal en est encore
très loin. Il faut savoir qu'une ampoule basse
consommation de 15W éclaire autant qu'une ampoule
classique (dite "à incandescance")
de 75W !!! C'est six fois moins de courant consommé
! Quand on voit le prix du courant au Sénégal
et surtout le déficit énergétique
que le pays connaît en raison de sa surconsommation
(délestages, etc...), est-ce un luxe que de gagner
de l'argent en consommant moins de courant ???
De même, de très nombreux
systèmes peu coûteux et faciles à
mettre en oeuvre permettent de faire de grosses économies
d'eau : doubles-boutons pour la chasse d'eau (un bouton
pour la grosse com' et un bouton pour la petite), pommeaux
de douche brumisateurs qui en plus d'être plus
agréables pour la douche permettent une consommation
d'eau divisée par deux, etc.. sont de bons exemples.
Ce type d'équipement ne coûte rien et pour
un hôtel est rentabilisé en quelques mois
(merde !!!). Un produit comme celui ci (à
18.000 CFA, 27€) permet de passer de 20 litres
d'eau pour une douche de 4 minutes à 9 litres
!!! Un système de chasse d'eau permettant lui
aussi de diviser par deux ou trois la consommation d'eau
ne coûte guère plus cher. Enfin, il est
bon de noter que la plupart des grandes chaînes
d'hôtels dans le monde ont instauré le
"changement de draps sur demande" : les draps
ne sont ainsi envoyés en laverie que si le client
de la chambre en fait la demande. Et il est clair que
la plupart d'entre eux ne demanderont pas le changement
plus d'une ou deux fois par semaine (sauf en cas de
tâches brunes sur les draps, ce qui arrive parfois
au Sénégal en raison des amibiases).
Ainsi, on voit très nettement
que sans rogner sur le confort, on peut facilement s'engager
dans des économies de ressources et d'énergie
sans pour autant retourner au moyen-âge : NON,
un hôtel climatisé n'est pas une hérésie
écologique. Et NON, la piscine d'un hôtel
ne va pas vider les réserves d'eau du Sénégal.
C'est avec des choix techniques invisibles du client
que les efforts payent le plus. Consommer 2 à
3 fois moins d'eau (chasses d'eau, douches, arrosage,
lavage hebdomadaire des draps) et 3 à 4 fois
moins d'électricité (chauffes-eau solaires,
lampes basse consommation, etc...), c'est simple et
rapide à mettre en oeuvre. Cela n'empêche
évidemment pas de sensibiliser le touriste avec
par exemple une note sur la table de chevet expliquant
quelles ont été les mesures mises en oeuvre
par l'hôtel pour contribuer à la protection
de l'environnement et de quelle manière le client
peut lui aussi y apporter sa contribution (en appuyant
sur le gros bouton de la chasse d'eau seulement quand
il va faire caca ou en pensant à éteindre
la climatisation en sortant de sa chambre).
VOUS
ETES UN HOTEL OU UNE STRUCTURE TOURISTIQUE QUI
VOUS ETES ENGAGE DANS DES DEMARCHES DE FONCTIONNEMENT
ECOLOGIQUE ?
ECRIVEZ-NOUS
si vous souhaitez figurer dans cette page ou avoir
de la pub gratos sur Senegalaisement.com!!!! |
Voir aussi le site du Projet Alizé qui grâce
aux énergies renouvelables (et notamment l'éolienne)
améliore la vie des populations du Nord du Sénégal
Voici
quelques références d'auberges, de campements
ou d'associations orientés vers le tourisme "équitable"
ou l'écoutourisme :
Agences de voyages
Kaicedrat Voyage
: Agence
de voyage au Sénégal, Kaicedrat Voyage
vous emmène sur les chemins d'un Sénégal
authentique, à la rencontre des cultures traditionnelles
d'Afrique de l'Ouest. Respectueux de l'environnement,
des valeurs de partage et d'échange, leur volonté
est de proposer des voyages éthiques, en accord
avec les principes du tourisme durable.
Associations

Sénévolu
: L'association
"Sénévolu" a été créée en 2002 à Dakar, sous
l'impulsion de Monsieur Magueye Sy, ancien collaborateur
de SYTO (Student Youth and Travel Organisation) Sénégal.
Le but de l'association et de promouvoir le tourisme
solidaire au Sénégal, de sorte que la frange la plus
pauvre de la population sait également profiter des
bénéfices du tourisme dans notre pays. Séjours
en tourisme équitable à Dakar et à
travers divers projets.
L’Association Chênes
et Baobab : L'association
"Chênes et Baobabs" développe différentes
actions en faveur de la mise en oeuvre de projets locaux
et du développement des échanges culturels. Grâce
à la construction d'un centre international d'accueil
et de formation à Nguekokh (près de Mbour),
l'association organise régulièrement des
séjours à thème et des séminaires.
L'hébergement se fait sur place et les bénéfices
des séjours (les prix sont pourtant très
bas) servent à financer d'autres actions.
Hébergements

La Palangrotte :  Une
initiative associative a permis à la Palangrotte de
voir le jour dans le Siné-Saloum.
Le mot d’ordre est «tourisme intégré et équitable».
Ainsi les bénéfices servent à financer des projet de
développement. Le campement est en tout cas vraiment
sympathique et les bungalows bien conçus. Les chambres-bungalows
sont seulement à 6500CFA (10€) et la pension complète
à 15900 (25€) . Cela va satisfaire les moins fortunés
autant que ceux préférant un tourisme intégré. Détails
des actions entreprises sur le site de l'association.
(949-9321 - Contact de l’association
en France : 04-78-90-98-66
Campements villageois de Casamance
: La première expérience au monde de tourisme
équitable et intégré. C'est encore
aujourd'hui un modèle. De tous les coins de la
verte région forestière
du sud du Sénégal, des villages ont
construit leurs propres structures d'accueil sur le
modèle architectural local. Gérés
par eux-mêmes, les bénéfices vont
à 100% à des projets communautaires dans
les villages : écoles, dispensaires, projets
agricoles, etc.... Les prix sont communs à tous
les campements de la région et c'est un plaisir
de se retrouver dans ces logements rudimentaires mais
propres et si charmants.
Voir la page spéciale sur les campements villageois
de Casamance.
Le Gîte du Bandiala :
 C’est
l’hébergement le plus méridional du Siné-Saloum. C’est
aussi le seul de Missirah. Ca tombe bien puisque l’établissement
est l’un des meilleurs pour découvrir la faune (ici
pas de chasseurs !) et principalement les oiseaux. Cette
activité de découverte du parc dans le
respect de la nature et au sein d'une structure modeste
en osmose avec son environnement, c'est l'écoutourisme
par excellence. Comptez 18500CFA (28€) en pension complète.
(948-7735
Mbakhana : A l'initiative d'Anne-Sophie,
une française qui s'était prise de passion
pour le village et qui hélas nous a quitté,
un ambitieux projet de réhabilitation dans le
cadre d'une activité de tourisme villageois a
été mis sur pieds. Visites guidées
des usines, du village et des environs et programme
hebdomadaire intitulé "les Jeudis de Mbakhana"
sont proposés aux touristes. Une sortie désormais
incontournable pour ceux qui vont quelques jours à
Saint-Louis (transport en taxi négociable à
5000CFA-7,5€ aller-retour). Toute la population
est impliquées et grâce aux visites de
nombreux projets ont pu être réalisés.

Campement villageois de Palmarin Séssène
: Sur le modèle des campements villageois
casamançais, le campement villageois de Palmarin
Séssène a été construit
il y a quelques années grâce notamment
au soutien de la coopération français.
Ici encore, les villageois sont seuls gestionnaires
et seuls bénéficiaires de l'activité
touristique générée. Le site, à
la fois à la porte du Siné-Saloum et au
bout de la Petite Côte est particulièrement
facile d'accès et les plages, désertes
et magnifiques, sont au bord de lagunes pleines de pélicans.
Voir un excellent article sur le campement de Palmarin
: 
Document
(au format PDF) sur un projet de tourisme équitable
à Yoff
Autres
Sans oublier l'association Astou qui
permet à tous les visiteurs du Sénégal
de participer à des actions d'aide aux populations
sans débourser un centime : le transport de l'aide
entre l'Europe et l'Afrique étant souvent le
plus grand problème, laissez une place dans votre
valise au départ pour acheminer une partie des
matériels nécéssaires à
diverses actions.

| Vos contributions et commentaires sur le
contenu de cette page |
|
Je suis dans les Pro du tourisme au Sénégal et mes ambitions étaient grandes au départ.Du tourisme nous arrivons à l'Ecotourisme et puis
lnous voici arrivés au tourisme des enfant Sénégalai.Le Ministre du tourisme devrait regarderd'ou vient cette catastrophe(Une chance
balayée)par son directeur H.S.qui a négligé
le tourisme haut gamme proposé(replis sur soi) |
Bonjour, nous avons construit à Saly en 2003 que nous mettons en location. Jamais nous n'oserions dire respectueuse de l'environnement mais à notre mesure et avec nos moyens, nous avons tenté d'apporter notre pierre à l'édifice de la protection de la nature
- panneaux solaire pour l'eau chaude sanitaire
nous avons une production d'eau chaude sans aucun apport électrique excepté la pompe de circulation de 5w
- panneaux solaires pour chauffer la piscine -- uniquement la pompe de piscine donc aucun frais électrique en plus
- depuis le départ chasse d'eau gébérit ( gros et petit com... ) cad une réduction d'eau de 3 L chaque fois que l'on tire la chasse
- douche avec réducteur de pression car effectivement on peut réduire la quantité d'eau utilisée
- nous demandons à nos locataires d'utiliser les sacs que nous laissons pour faire les courses et de ne jamais utiliser les plastiques
- nous avons mis des arbres fruitiers et des plantes aromatiques dans le jardin pour sensibiliser nos locataires aux fruits de saison et aux épices
- prochaines étapes : confitures maison pour nos locataires et si possible panneaux photo voltaïque
merci de nous avoir lu |
Ah il est beau, le code du travail sénégalais... à 100 euros par mois (la moyenne nationale), combien croyez-vous que touchent les salariés déclarés pour leur retraite ? Combien de Sénégalais ont la chance d'avoir une protection sociale ? De pouvoir être soignés gratuitement, d'avoir les moyens de se défendre devant les prud'hommes, etc ? C'est un leurre ! Votre article est très juste sur sa partie écolo, mais attention aux abus de langage. A trop vouloir stigmatiser les "bobos", vous tressez des lauriers injustifiés au système sénégalais. Ou plutôt à l'absence de système ! Et puis arrêtez avec ce terme bobo, qui ne veut rien dire, à part servir de repoussoir pour qualifier une certaine frange parisienne de la gauche caviar qui, soit dit en passant, n'est pas plus responsable des maux de l'Afrique que la droite centriste lyonnaise ou les conservateurs catholiques de Bavière. Vous devez savoir que la pire gangrène de ce pays, le puits sans fond où s'évapore tout espoir de voir un vrai système de redistribution nationale et de protection des plus démunis, c'est la corruption. Ces masses de fric pantagruelliques qui transitent de mano a mano, sous la pression de petits fonctionnaires véreux protégés par leur hiérarchie, et ce à tous les niveaux. Comment déclarer ses employés quand le moindre conseiller rural ponctionne régulièrement son obole, ou quand le flicaillon du service d'hygiène réclame une dîme mirobolante sous les prétextes les plus fallacieux ? Comment espérer que les salaires de ce pays augmentent tant que l'économie toute entière sera vérolée par ce banditisme à grande échelle, et alors que les sommes effectivement perçues par l'Etat sont dérisoires ? Et quid du gaspillage d'argent public dans des projets aussi pharaoniques qu'inutiles (l'OCI, les ponts de Dakar, les mémoriaux d'une laideur stalinienne...) ? Le budget du pays se résume en deux mots : gaspillage et clientélisme.
A quand un article sur ce fléau ? |
Le tourisme solidaire est une belle et noble idée mais chacun sait que de nombreuses difficultés existent aujourd'hui de sorte que les bénéfices attendus pour l'aide au développement local ne sont pas à la hauteur des espérances. L'expérience acquise par Chênes et Baobabs permet d'imaginer les conditions de la réussite :
- une plus grande implication du Ministère du tourisme pour fiabiliser l'offre et favoriser la mutualisation des expériences
- une formation réellement professionnelle des acteurs locaux impliqués dans la gestion des séjours et des circuits pour inciter à des "bonnes pratiques professionnelles"
- une centralisation au-niveau européen de la gestion des réservations
- une meilleure information des "toubabs" désireux de faire du tourisme solidaire pour dissuader ceux qui n'ont pas compris que le Sénégal n'était pas une "colonie française" pour petits bourgeois et bobos !
- une plus grande transparence sur l'utilisation des bénéfices retirés de cette activité grâce à l'obligation de rendre des comptes auprès d'une structure sénégalaise indépendante de contrôle.
Ces mesures ne seraient pas difficiles à mettre en place si toutes les structures impliquées le souhaitaient vraiment et si chacun comprenait qu'il n'y a pas de concurrence entre le tourisme traditionnel et le tourisme solidaire mais deux approches complémentaires ! |
mdr... j'ai vraiment bloqué sur votre article très bon et très engagé ce qui se fait rare. Mais alors quand j'ai vu la liste de pseudo hôtel respectant soit disant votre esprit j'ai eu du mal en reconnaissant au moins un et là je crois qu'avant de l'ouvrir vous devriez aller voir un peu sur place de temps en temps ! On pourra en parler en off si vous le souhaitez. Qui signe l'édito de votre site ?
A+ et respect pour votre engagement quoi qu'il en soit. |
salut,je suis un ancien étudiant sorti de l'Ecole Superieure Polytechnique de L'Université Cheikh Anta Diop de Dakar,ou j'ai bouclé mon master en tourisme il y'a un an et demi.D'abord je pense que l'écotourisme que je définirait comme le fait de faire avancer les hommes sans faire reculer la nature,doit tenir compte de deux aspects fondamentaux à savoir celui du respect de la nature par les touristes qui viennent souvent pertuber l'écosystéme du fait du non respect des lois envirinnementales.Le second aspect est de trouver des solutins pour que les populations locales visitées puissent profiter des retombées que générent l'activité touristique pratiquée dans leur localité.Pour moi sans ses deux aspects la on ne pourra jamais parler de tourisme durable et de surcroix d'écotourisme.diajeego@yahoo.fr |
Bonjour,
l'écotourisme sert-il à prendre contact avec les économies locales ? je sais par avance qu'un marché ouvert n'est pas accueillant, et qu'il faut probablement investir dans la culture que dans le travail express. Les solutions me font réagir quant à la véracité du sujet : l'écotourisme n'est bel et bien qu'une pub. Alors que faire pour développer la vie autour de ces voyages ? Quelles sructures peuvent permettre l'intégration de l'échange international ? Personnellement, je crois qu'il est possible de travailler "en grand", contrairement au nombre même si c'est important. Je suis étudiant français, mon but, dans ce message, est d'être mondialement rentable et performant, mais pour des chaussé les enfants avec des Nike (...) car on a surtout besoin du reste. |
Pour les amateurs de nature et de la Casamance, il existe une ile apelée Niomoun des riziéres à perte de vue dans les bolongs de la rive nord du fleuve Casamance(pas très loin de Carabane).Un campement très écolo vit au rithme des quartiers du village, les voilistes s'y donne souvents rendez-vous. ALOUGA à Niomoun retenez ce nom, allez-y et vous ne l'oublierez jamais. Des chambres simpas une douches et des toilets écolo, système électrique solaire, bref...un jardin et encore bref voyez.
demander Hyacinthe Diedhiou.
www.propoze.free.fr/alouga
hyace2002@yahoo.fr
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