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L'INDUSTRIE
Le
Sénégal est l'un des pays les plus industrialisés d'Afrique.
De nombreuses multinationales prestigieuses y sont implantées
et on y fabrique de tout ! Valdafrique fabrique les
fameuses pastilles Valda, Colgate-Palmolive produit
plusieurs marques de dentifrice, de savon et de lessive.
Toutes les grandes marques automobiles y ont un ou plusieurs
concessionnaires. Hollywood y a une usine de chewing-gums.
Nestlé y fabrique son café, son chocolat ou son lait
concentré. Rhône-Poulenc y produit de nombreux médicaments.
Photo à droite: la cimenterie
SOCOCIM Lafarge de Rufisque
(photo C. Montaillié)
The Coca-Cola Company emploie plusieurs
centaines de personnes pour ses boissons (via l'usine
de la SOBOA) : Coca Cola, Fanta, Sprite, Schweppes,
etc... sont exportés dans plusieurs pays d'Afrique.
Certaines marques de cigarettes sont fabriquées sur
place : Marlboro, Craven A, Peter Stuyvesan, .... et
des marques sénégalaises telles que Excellence ont beaucoup
de succès. Les phosphates de Thiès font du Sénégal un
des premiers exportateurs de cette matière première
malgré les difficultés financières
des ICS.
Les bouillons-cubes de Maggi sont achetés par toutes
les ménagères et sont un ingrédient essentiel. Total,
Shell et Mobil se partagent les innombrables stations
services flambantes-neuves du pays. D'autres multinationales
toutes aussi connues permettent aux Sénégalais d'avoir
des produits de qualité à un prix bien inférieur aux
produits importés. Des sociétés nationales et privées
montrent à quel point l'investissement a été important
ces dernières années : Piles, matelas, batteries, cahiers,
stylos, allumettes, agro-alimentaire (yaourts, biscuits,
conserves etc...), meubles, huile, produits d'entretien
(lessives, cire, acides, ...), plasturgie (sacs, jouets,
récipients...), textile (récolte et filage de fibres
telles que le coton, usines textiles, prêt à porter,
rideaux ...), vitreries, imprimeries, raffineries, métallurgie,
cimenteries, industrie sucrière (à Richard Toll près
des cultures
de canne à sucre), produits pharmaceutiques (deux
usines en plus de Rhône Poulenc permettent aux Sénégalais
d'avoir des médicament de haute qualité à un prix dérisoire),
les Grands moulins de Dakar qui font des farines de
blé (importé évidemment) et de maïs et les industries
du bâtiment et de travaux publiques qui font depuis
plusieurs années un énorme travail de construction.
C'est dans la presqu'île du Cap Vert
que sont implantées la plupart de ces entreprises :
86% des industries y sont concentrées. Néanmoins, quelques
exemples de délocalisations réussies sont encourageants
: usine de pile à Thiès,
usines de traitement du coton à Vélingara
ou Kédougou,
raffineries d'huile à Kaolack
ou Ziguinchor, usine
de traitement du sucre à Richard Toll, etc...
Voir
aussi la page sur la publicité et le marketing au Sénégal
Voir
aussi les pages l'agriculture
Voir le
site du Club des Investisseurs Français au Sénégal (CIFAS)

o
LE TOURISME
Le tourisme de masse a véritablement
débuté avec l'installation du Club Med au Cap
Skirring. Il s'agissait auparavant de quelques
curieux découvrant une Afrique nouvellement indépendante.
Depuis, le Sénégal est entré dans le peloton de tête
des pays africains recevant des touristes après l'Egypte,
le Maroc et le Kénya. Le nombre d'hôtels et de groupes
hôteliers internationaux a explosé en vingt ans. Mais
un tourisme parallèle a montré un essor non moins important.
Un tourisme s'adressant principalement à des jeunes
en quête d'authenticité, mais aussi de sport, de tranquillité
et de culture. Les
fameux Campements Ruraux Intégrés en
Casamance ou les
campements touristiques, qui sont de véritables gîtes,
s'adressent à eux.
Des «villages» entiers
se sont créés autour du tourisme. C'est le cas de Cap
Skirring, de Nianing
ou de Saly.
La plaque tournante et le centre économique qu'est Dakar
apporte aussi une grande quantité de touristes d'affaire
occidentaux et africains. En outre, de nombreux Français
vivent au Sénégal et on voit chaque été arriver des
membres leur famille. Enfin, les Sénégalais expatriés
ou étudiant à l'étranger, si leurs
revenus le permettent, retournent en vacances au pays
aussi souvent que possible.
Aujourd'hui le tourisme constitue la
deuxième ressource du pays après la pêche avec 112 milliards
de CFA de recettes en 2003 et 98 milliards de CFA en
2002. Cependant, depuis 2001, le nombre de touristes
ne cesse de baisser ou de stagner. La situation globale
du secteur est devenue en effet alarmante : un grand
nombre d'hôtels ou auberges sont en vente et plusieurs
ont arrêté leur exploitation en attendant
une éventuelle embellie. L'ensemble de la fréquentation
hôtelière a chuté de manière
vertigineuse du fait de l'incompétence notoirement
connue d'un ministre du tourisme attristant.
Chaque décision prise ces trois
dernières années a été un
nouveau coup porté au secteur. Le Sénégal
n'est plus le pays que l'on recommandait jadis. Prix
des billets d'avion plombé par des taxes iniques
(plus de 160€ de taxes, un record mondial), heures
de route interminables pour sortir de Dakar, insécurité
urbaine en hausse constante, insécurité
économique ravageuse, décisions arbitraires
et inopinées d'un ministère aveugle, promotion
du tourisme effectuée par des trous du cul sortis
d'on ne sait où : le résultat est éloquent.
La perte d'emploi touristique au Sénégal
entre 2001 et 2007 serait de plus de 40%... Des villes
touristiques comme Foundiougne dans le Saloum végètent
désormais en raison de routes qui semblent avoir
subi des bombardements massifs et Saint-Louis,
classée patrimoine mondial de l'Humanité
vit dans le marasme touristique.
Aujourd'hui, un grand nombre de touristes
préfèrent s'orienter vers des destinations
comme le Bénin : les billets d'avion y sont moins
chers, le pays est plus propre, les plages plus belles,
les hôtels moins chers, la gastronomie plus riche
et le patrimoine historique, culturel et architectural
plus intéressant... Les potentialités
du Sénégal demeurent cependant importantes
et un plan de redressement du tourisme mené par
des personnes compétentes peut redoper ce secteur
primordial pour l'économie sénégalaise.
Voir la page sur les potentialités touristiques au
Sénégal, classées par région et par ville.
Voir l'article sur le tourisme dans le bulletin n°19
de Senegalaisement.com.
Voir la page sur le tourisme équitable au
Sénégal.
Voir notre
article sur l'énergie solaire au Sénégal
& Hôtes
et touristes au Sénégal : imaginaires et relations touristiques
de l'exotisme 
o
LES RICHESSES NATURELLES
Le Sénégal est malheureusement plutôt
pauvre dans ce domaine. La principale ressource vient
des phosphates dont il est le dixième producteur mondial
avec 1800000 tonnes/an (phosphate de calcium à Taïba
et phosphate d'aluminium près de Thiès). L'essentiel
de la production est racheté par un producteur indien
de phosphate désirant contrôler le cours des marchés.
Les difficultés financières des Industries
Chimiques Sénégalaises (les ICS)
exploitant cette ressource mettent en péril tout
le secteur.
Les
prospections ont montré la présence
d'or au Sénégal oriental mais pour le moment
pas grand-chose n'est exploité. Seuls quelques orpailleurs
cherchent le précieux métal jaune dans la rivière Falémé
(photo à droite). Un peu de marbre (carrière
d'Ibel,
près de Kédougou
produisant un beau marbre vert) et de fer apportent
également quelques richesses. Un gisement de pétrole
off-shore a été décelé au large de la frontière Sénégalo-bissau-guinéenne.
Un jugement devant la commission de l'ONU en a attribué
une grosse partie au Sénégal très récemment. Mais la
qualité de ce pétrole étant mauvaise, les perspectives
d'extraction sont pour le moments assez floues et aucun
investisseur n'est sur le coup.
Voir aussi la page sur les ressources minières du
Sénégal
Voir aussi les pages l'agriculture
Voir notre
article sur l'énergie solaire au Sénégal
o
INFRASTRUCTURES
o
Infrastructures routières
o
Les routes : Ce sont environ 3000 kilomètres
de routes bitumées qui permettent des voyages rapides
entre les différentes capitales régionales du pays.
Cependant certaines sont dans un tel état de délabrement
(ex: Fatick-Foundiougne), que les véhicules préfèrent
rouler sur les pistes pour charrettes qui les longent
! La plus belle route est sans aucun doute le tronçon
Tambacounda-Kedougou goudronné en 1994. Les quelques
kilomètres d'autoroute qui relient Dakar à Rufisque
sont très empruntés et en 2007 le premier tronçon
de la future autoroute à péage reliant
Dakar à Diamniadio sera inauguré.
C'est l'affaissement du sol sous le goudron durant la
saison des pluies qui est à l'origine de la déterioration
rapide de certaines routes. Les camions surchargés
contribuent au massacre. Chaque année, fin novembre
des ouvriers se contentent de reboucher les nids de
poule avec un peu de goudron. Durant la saison des pluies
ce sont les gamins des villages longeant la route qui,
espérant quelques pièces des automobilistes reconnaissants,
rebouchent les trous avec de la latérite.
Les travaux de voirie constituent au Sénégal
des marchés très importants où
les pots de vin sont nombreux. Cela hypothèque
grandement le résultat final même si les
entreprises sont compétentes. Les Chinois sont
d'ailleurs rentrés récemment dans la bataille
des marchés publics sénégalais
(voir la vidéo).
Photo à droite
: la route de Toubab Dialaw
Voir
également la carte IRD au format PDF des différentes
voies de communication au Sénégal
Voir
la page sur les transports
o
Les pistes : C'est le réseau routier le plus
dense et le passage obligé pour se rendre dans la plupart
des zones rurales. Près de 20000 km de pistes permettent
d'accéder au moindre hameau. Ne vous en faîtes pas une
mauvaise idée avant de les avoir vues. En effet, elles
sont le plus souvent en très bon état et leur épaisseur
de latérite les rend plus solides et plus durables que
les voies bitumées. C'est la route africaine par excellence
qui pendant la saison sèche soulève à chaque passage
de véhicule d'immenses nuages de poussière rouge-orangé.
Elles ont petit à petit été recouvertes
de goudron. Mais l'état sénégalais
a très justement décidé de concentrer
les travaux de bitumage sur les voies les plus fréquentées
et celles présentant un intérêt
économique majeur. Ailleurs, plus aucun goudronnage
à la va-vite n'est entrepris et les autorités
préfèrent entretenir les pistes pour des
raisons budgétaires évidentes. Mieux vaut
une bonne piste qu'une mauvaise route bitumée.
La mort des pistes en Afrique n'est donc pas pour demain.
Photo ci-dessus à
gauche : la piste de Kédougou à Samecouta
dans un parfait état.
Les régions les moins peuplées
sont celles qui pâtissent le plus d'un état
déplorable des pistes. Le Sénégal
oriental - et principalement la zone à l'est
de Kédougou, la
vallée du fleuve Sénégal et
le Ferlo voient de nombreux véhicules rebrousser
chemin pour cause d'ensablement, d'ornières abyssales
ou de routes coupées par une inondation ou un
pont écroulé.
Voir
également la carte IRD au format PDF des différentes
voies de communication au Sénégal
Voir
la page sur les transports
Site du ministère de l'équipement et des
transports : 
o
Infrastructures portuaires
o
Ports de pêche : Les ports de pêche traditionnels
existent depuis de nombreuses années et, avec l'apparition
du moteur, ils se sont considérablement développés.
De Saint-Louis
au Cap Skirring, une
quinzaine de ports ayant une activité significative
(accueillant plus de cinquante pirogues) rapportent
chaque année des centaines de tonnes de poissons : St-Louis,
Mboro,
Kayar,
Yoff, Ngor,
Soumbédioune, Yarakh, Rufisque,
Mbao, Mbour, Joal,
Djiffer, Ndangane, Kafountine, Elinkine, Ziguinchor,
et Cap Skirring.
C'est dans ces ports que 80% des poissons du marché
intérieur sénégalais sont débarqués.
Photo à droite
: alignement de pirogue dans le quartier de pêcheurs
de Saint-Louis
Ces ports ne sont en fait que des plages
de sable : aucun port de pêche sénégalais
n'est équipé d'infrastructures portuaires
dignes de ce nom. Seule la présence parfois d'une
station d'essence pour les pirogues ou d'une usine de
conditionnement ou de congélation du poisson
laisse deviner l'importance économique de la
pêche. L'activité commerciale y est énorme : outre
la vente du poisson, on y réalise également sa préparation
(conditionnement à Yoff, séchage à Joal ou Saint-Louis,
fumage à Mbour ....)
et les petits commerçants ravitaillant les pêcheurs
en nourriture ne manquent pas. Grossistes et restaurateurs
viennent également y chercher le meilleur poisson frais
au plus bas prix.
Voir aussi
la page sur la pêche artisanale au Sénégal
o
Ports de commerce : Il y en a quatre au Sénégal
qui font de l'import-export de marchandises autres que
le poisson et qui sont équipés pour l'accostage
de chalutiers, de cargos ou de portes-containers : Saint-Louis,
Dakar, Kaolack
et Ziguinchor.
Dakar, exploité sous la tutelle du Port Autonome
de Dakar, est le seul pouvant accueillir des portes-containers.
Il sert particulièrement pour l'importation de riz,
de bois tropical, de blé, de voitures et de marchandises
diverses et pour l'exportation des phosphates et de
l'arachide. Kaolack ne fait pratiquement que de l'exportation
d'arachide. Ziguinchor exporte de l'arachide, des mangues
et autres fruits tropicaux,
des crevettes, de l'huile d'arachide, des noix de cajou.
Le port de Ziguinchor a récemment été
rénové pour l'accueil en toute sécurité
des navires de passagers dont le Willis
remplaçant de défunt Joola. Saint-Louis
n'a aujourd'hui qu'un rôle anecdotique après les années
fastes du début du siècle.
Site internet du port autonome de Dakar 
o
Ports de tourisme : Le Sénégal compte très peu
de marinas accueillant des bateaux de plaisance. On
peut néanmoins citer la Marina d'Hann. Les autres appartiennent
le plus souvent à des hôtels pour leur usage personnel
ou à des bases nautiques : c'est le cas du club nautique
de Katakalousse (en Casamance)
ou des petites marinas de Saly,
des Almadies ou de Ngor.
Aucune n'est équipée pour le ravitaillement
ou la mise à quai des bateaux de plaisance.
Site internet du ministère de la pêche
et des transports maritimes internationaux
o
Infrastructures aéronautiques
Pour ceux qui voyagent exclusivement
avec leur avion (...) ou plus simplement louent à Dakar
un petit avion de tourisme avec pilote (ce n'est pas
aussi cher qu'on pourrait le croire et à partir de trois
personnes c'est même intéressant, d'autant plus que
l'Afrique survolée à basse altitude est un spectacle
féerique) de nombreux petits aéroports ou aérodromes
sont disséminés dans le pays. Les aéroports internationaux
permanents ou internationaux saisonniers sont Dakar-Yoff,
St-Louis-Bango,
Cap Skirring et
Ziguinchor. Les
aéroports nationaux sont Tambacounda,
Kolda, Kédougou,
Kaolack
et Richard
Toll. Vous trouverez également de nombreux aérodromes
comme à Simenti, Saly, Matam,
Bakel,
Linguère ou Podor.
Ils peuvent s'avérer très utiles en cas de rapatriement
d'urgence.
Un nouvel aéroport devrait être
construit à Ndiass (entre Dakar et Mbour)
d'ici 2012. Plusieurs "premières pierres"
ont déjà été posées
mais il en faudra beaucoup plus pour que cet aéroport
né du cerveau très imaginatif du président
Wade voit le jour. Pour financer les dizaines de milliards
que coûterait cet aéroport, une nouvelle
taxe aérienne a même été
créée en 2005 (la RDIA) augmentant ainsi
tous les billets d'avion de 70€ !!! Et en 2007,
rebelotte !!! En avril une augmentation de 10.000CFA
(soit 15€) a été votée avec
une prise d'effet entre juin et octobre... Il était
déjà plus cher d'aller au Sénégal
que d'aller en Thaïlande ou au Bénin, c'est
désormais encore pire avec un aéroport
de Dakar parmi les plus chers au monde...
Voir
également la carte IRD au format PDF des différentes
voies de communication au Sénégal
o
L'eau courante
L'eau du Sénégal n'est pas empoisonnée
et vous n'attraperez pas de vilaines maladies en buvant
l'eau du robinet. Tout au plus une bonne diarrhée qui
de toute façon serait venue. Donc autant boire
tout de suite et sans aucune appréhension l'eau du robinet
(sauf pour les bébés à qui il vaut mieux donner de l'eau
minérale ou stérilisée). De nombreuses villes sénégalaises
sont équipées d'eau courante : toute la région de Dakar,
Mbour, Joal-Fadiouth,
Saint-Louis,
Fatik, Kaolack,
Touba, Kaffrine, Tambacounda, Kédougou,
Sédhiou, Kolda, Ziguinchor, Oussouye, Cap Skirring,
Bignona,
Diouloulou,
Matam,
Podor,
Richard-Toll,
Bakel,
Louga, Djourbel, Thiès, Tivaouane et bien d'autres
distribuent une eau claire potable et d'assez bonne
qualité (y compris bactérienne depuis la privatisation
de la Sénégalaise des Eaux rachetée par le groupe français
Bouygues).
Dans les zones rurales, les puits sont
privés ou appartiennent à la communauté villageoise
quand ils sont munis d'un château d'eau ou d'une
motopompe. Beaucoup d'ONG construisent des puits dans
les villages pour éviter aux femmes de faire plusieurs
kilomètres pour trouver de l'eau. Dans certaines régions,
l'eau étant rare et profonde, il faut creuser très profond
et stabiliser le puit. De tels travaux coûtent hélas
chers et seules des ONGs peuvent fournir l'argent nécessaire.
La responsabilité de l'état est néanmoins mise à contribution.
En effet, il est du ressort du Ministère de la Santé
via ses brigades sanitaires, de traiter préventivement
les puits contre les parasites et autres maladies présentes
parfois dans l'eau des forages.
La SDE (filiale de Bouygues) est la
compagnie qui gère la distribution et la vente
de l'eau courante au Sénégal. La consommation
nationale augmente chaque année en même
temps que l'amélioration des conditions de vie
et que le raccordement au réseau de nouvelles
localités. En 2006, 130 millions de m3 d'eau
ont été produits et distribués
au Sénégal. La plus grosse partie de cette
eau vient du Lac de Guiers situé à l'Est
de Louga. Mais le Lac de Tamna ainsi que les eaux des
fleuves Gambie, Casamance, Sénégal et
Saloum sont également utilisées par la
SDE. Enfin, un grand nombre de captations d'eaux souterraines
complètent les besoins nationaux. La qualité
globale de l'eau sénégalaise est bonne.
Une grosse pollution aux nitrates est cependant à
noter dans la captation des eaux souterraines de la
presqu'île du Cap Vert (Dakar, Rufsque etc...)
notamment en raison des activités agricoles de
maraîchage et d'élevage. Le bassin arachidier
et le Saloum autour de Kaolack et Diourbel ont quant
à eux un trop fort taux de sodium en raison des
remontée des eaux salées du delta du Saloum.
En outre, à Kaolack, le taux de fluor est très
supérieur à la moyenne rendant marron
les dents des habitants de la région.
Le tarif de l'eau au Sénégal
est divisé en trois tranches afin de permettre
aux plus modestes d'avoir l'eau à un prix modique
tout en décourageant les plus gros consommateurs.
La tranche dite "sociale" va de 0 à
10m3 d'eau par mois et est fcaturée 191 CFA le
m3 (0.29€). La tranche dite "pleine"
de 10 à 20m3 par mois coûte 630CFA le m3
(0.96€) et enfin la tranche "dissuasive"
(> 20m3 / mois) coûte 788CFA le m3 (1.2€).
Pour info, le prix moyen de l'eau en France en 2006
est de 2.6€ le m3. Il est bon de noter enfin que
la SDE offre un tarif préférentiel aux
professions agricoles.
L'augmentation du prix de l'eau et
la rénovation du réseau de canalisation
vétuste a permis de doubler le chiffre d'affaire
de l'entreprise passant de 27 milliards de CFA en 1996
à plus de 50 milliards en 2007. Dans le même
temps, le nombre de foyer raccordé à lui
aussi presque doublé. Alors que 250.000 foyers
(seulement !) étaient raccordés au réseau
d'eau courante en 1996, 450.000 le sont en 2007.
Voir
aussi la page sur les statistiques de la santé
au Sénégal : tous les chiffres
Site
internet de la Sénégalaise des Eaux (SDE)
: 
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L'électricité
La
crise de l'énergie plombe le Sénégal
depuis 2000 et l'année 2007 marque le paroxysme
d'une longue descente aux enfers de la Sénélec
et du secteur énergétique sénégalais.
Certains termes, inconnus du vocabulaire en Europe sont
employés quotidiennement par les abonnés
au réseau électrique. Le plus connu est
"délestage". Le pays entier connait
des coupures de courant plus ou moins longues mais durant
souvent plusieurs heures : ce sont des délestages.
Aucune activité économique ne pouvant
se développer dans cette "insécurité
électrique" permanente, c'est l'amélioration
des conditions de vie dans le pays qui est en jeu. Sans
compter la dégradation des appareils électriques
qui en plus des fréquentes surtensions doivent
connaître des coupures quotidiennes (dur dur pour
les frigos !).
Photos : Graphique à
droite : le réseau électrique au Sénégal.
Cliquez
pour agrandir, ci-dessous à gauche la station
électrique du Cap des Biches, au sud de Dakar.
Le
problème de la Sénélec, compagnie
détenue majoritairement par l'état sénégalais,
vient d'une part d'un parc de centrales électriques
insuffisant compte-tenu de l'explosion de la consommation
sénégalaise (de plus en plus de climatisations,
d'appareils électriques, de frigos, etc...) et
d'autre part des dettes faramineuses que la compagnie
a envers la SAR (société de raffinage
qui vend à la Sénélec la plus grosse
partie du carburant destiné à la production
électrique). La Sénélec est ainsi
sans arrêt au bord de la faillite et la SAR menace
de couper ses approvisionnements en pétrole...
Ce sont près de 90 milliards de CFA de pétrole
qui sont achetés chaque année à
la SAR (140 millions d'euros) alors que le chiffre d'affaire
arrive difficilement à 130 milliards et doit
servir à l'investissement, à l'entretien
du réseau et aux salaires des 2300 salariés
que compte la compagnie... Autant dire que la situation
est critique et que les délestages ont encore
de beaux jours devant eux...
Près de 600.000 foyers sont
dotés d'un abonnement électrique. Cet
abonnement est parfois partagé par plusieurs
familles, notamment dans les quartiers les plus populaires
et les zones rurales. La consommation nationale avoisine
en 2006 les 2 millions de MWH. Le prix du KWH est de
80CFA (0.12€). C'est exactement le même prix
qu'en France (chiffres 2007).
Le Sénégal tourne en 220v et les prises
domestiques utilisées sont les mêmes qu'en France.
Toutes les villes et grands villages sont électrifiés,
et un nombre grandissant de villages a accès à une ligne
électrique. Après une tentative de privatisation
avortée en 1999 (le groupe HydroQuébec
avait fait la folie d'investir dans la Sénélec)
l'état sénégalais a renationalisé
l'entreprise. Il est question depuis de retenter une
privatisation notamment face aux difficultés
de la société et aux investissements importants
à réaliser pour dimensionner le réseau
en rapport avec les besoins grandissants des clients.
Voir notre article
sur l'énergie solaire au Sénégal
Site
internet de la Sénélec 
o
COMMUNICATION / MEDIAS
o
Presse : Il existe de nombreux quotidiens
au Sénégal ainsi que plusieurs hebdomadaires. La liberté
de la presse n'est plus respectée depuis 2003.
L'ensemble des organisations internationales a désormais
mis le Sénégal dans la liste noire des
républiques bananières. Le nombre de journalistes
emprisonnés entre 2004 et 2007 bat tous les records.
Plusieurs directeurs de journaux dont le plus célèbre,
Madiambal Diagne du Quotidien, ont fait de longs séjours
en prison pour lèse majesté... On se souvient
également en 2006 de la fermeture de Sud Quotidien
pour avoir diffusé une interview de Salif Sadio,
indépendantiste casamançais. La "dépénalisation
de délits de presse", transformant les procès
pénaux en procès civil évitant
ainsi des peines de prison aux journalistes est sans
cesse repoussée et c'est une épée
de Damoclès qui demeure sur la tête de
la profession...
La qualité de la presse est hélas
très moyenne en raison d'un manque de budget féroce
qui pousse de nombreux journalistes à se contenter
de relater les dépêches d'agence ou de
transcrire les informations en fonction des intérêts
du "plus offrant" au détriment d'une
réelle investigation.
Parmi les quotidiens, on peut citer
Walfadjiri (l'Aurore), qui ne fait aucun cadeau au gouvernement
et se veut plutôt moderne. Les articles sont en outre
d'assez bonne qualité même si hélas certains
correspondants régionaux (comme Mané en
Casamance) écrivent les articles en fonction
des enveloppes qui leur sont confiées. Le Soleil,
premier quotidien national est devenu au lendemain de
l'élection présidentielle de mars 2000 le plus vendu
et le plus complet. Il est hélas souvent peu objectif,
les journalistes se contentant d'aller dans le sens
du poil du gouvernement. Le retournement de veste au
lendemain de la victoire d'Abdoulaye WADE a été assez
risible pour ce journal qui a été le porte-voix de l'ex-président
DIOUF. Sud Quotidien fait également partie du trio de
tête des quotidiens sénégalais. Il est plutôt du côté
de l'opposition sénégalaise même depuis la victoire
d'Abdoulaye WADE. D'autres quotidiens aux ventes beaucoup
plus marginales subsistent tant bien que mal : le Quotidien,
le Matin, Il est Midi, le Témoin, etc...
Enfin la presse "à scandales"
connait un véritable boom au Sénégal.
Rac Tac, Teuss, Tolof ou Check Down sont autant de journaux-poubelles
qui grâce aux histoire graveleuses et détails
sordides attirent un public toujours plus large (chacun
de ces titres tire à plusieurs dizaines de milliers
d'exemplaires...). Avec des titres aussi éloquents
que "un accroc du sexe surpris par son épouse
en train de répandre son sperme sur le visage
de sa fille adoptive", ou "il a violé
le cadavre de sa belle-mère", il est
clair que ça ne vole pas haut. Mais les Sénégalais
adorent... Si bien que la presse classique qui s'indigne
de ces journaux à scandales verse elle aussi
dans les détails sordide pour augmenter les ventes.
Pas un jour ne passe désormais sans qu'un viol
d'enfant ne soit décrit dans le Quotidien ou
Walfadjiri avec force de détails passionnants
du genre : "l'entrejambe de la petite était
plein d'un liquide gluant"....Bref, c'est toute
la presse sénégalaise qui est en train
de toucher le fond de l'abjection entraînée
par les journaux racoleurs. Fin mai 2007, la plupart
des directeurs de publications de ces titres ont été
emprisonnés et mis en examen pour "atteinte
aux bonnes moeurs". Même si on peut regretter
cette nouvelle atteinte à la liberté de
la presse, on ne peut que se réjouir de la prise
de conscience des autorités face au fléau
que constituent ces journaux.
Pour les hebdomadaires on peut citer
le Cafard Libéré (qui se veut satirique mais n'est qu'un
mauvais plagiat du Canard Enchaîné) ou le Nouvel Horizon,
hebdomadaire d'information politique et économique
de bonne qualité.
Des journaux internationaux imprimés
en France tels que Jeune Afrique ou Amina et Diva (magazines
féminins) sont aussi très vendus. Enfin, les programmes
télévisés hebdomadaires recensant toutes les chaînes
disponibles au Sénégal (Canal+, TV5, CFI, MCM, MTV,
CNN, RTS, 2M, etc...), ainsi que les journaux de turfistes
(pour les joueurs de PMU), sont dans la plupart des
kiosques. La presse gratuite a également percé
au Sénégal. C'est la cas du journal d'annonces
Tam-Tam.
Venez
lire ces journaux au jour le jour sur la page Infos/Médias
de Senegalaisement.com
o
Radio : Plusieurs radios de partagent les
ondes au Sénégal. La quasi totalité du territoire reçoit
les programmes de radios FM ou Grandes Ondes. Dakar
est bien-sûr la mieux lotie. En FM, on peut citer Nostalgie
Dakar (filiale du groupe français) qui diffuse
de la variété internationale mais aussi de la musique
africaine jeune. Les plus populaires sont également
SUD FM, (filiale du journal SUD Quotidien), d'assez
bonne qualité, Radio DUNYIA, qui se contente pour un
grosse part de son programme de retransmettre les prières
et chants religieux mourides, Walfadjiri (filiale du
journal Walfadjiri), Africa N°1, radio panafricaine
émettant en FM à Paris et depuis Paris et Libreville
qui permet d'être en permanence au courant de l'actualité
africaine et des musiques noires, RFI (Radio France
International), radio d'information du service public
français, RFM, etc...
o
Télévision : Il n'existe qu'une chaîne nationale
au Sénégal, la RTS. De piètre qualité elle ne fait l'écho
que des opinions du régime. Suivi du déplacement
du "chef de l'état", discours du "chef
de l'état" à Tivaouane, conférence
de presse du "chef de l'état" à
New York. Il n'y a que quand le "chef de l'état"
fait caca qu'il ne passe pas à la télévision.
Le journal télévisé de la RTS devient donc très vite
lassant. Quelques bons films passent néanmoins de temps
en temps mais en règle générale c'est assez minable.
En dehors de la chaîne nationale RTS, deux autres
chaînes hertziennes diffusant presque exclusivement
des clips musicaux émettent au Sénégal.
Ces chaînes sont disponibles sur la majeure partie
du territoire national.
Heureusement pour les habitants les
plus fortunés du Sénégal, Canal Satellite Horizons permet
de recevoir toutes les chaînes habituelles du
satellite (chaînes françaises, chaînes
cinéma, chaînes de sport ... et bien évidemment
les films de cul qui attirent bon nombre de clients
y compris au Sénégal...). Le prix des
abonnements et des équipements à Canal
Satellite a considérablement diminué et
une large classe moyenne y a accès aujourd'hui.
Si vous êtes en dehors du Sénégal,
vous pourrez suivre par satellite les programmes de
la chaîne nationale RTS (la couverture de Intelsat
801 est hémisphérique, on peut donc recevoir
la RTS sur tout le continent africain et dans une bonne
partie de l’Europe et de l’Asie) :
Un
téléspectateur se trouvant dans
la zone de couverture d’ Intelsat 801, disposant
d’une antenne parabolique d’au moins
3.5 mètres de diamètre, munie d’un
récepteur satellite numérique, pourra
recevoir les programmes de la Télévision
Sénégalaise ; il lui suffit de pointer
sa parabole sur le satellite Intelsat 801 qui
est à 328.5° Est, et de programmer
les informations techniques (voir réglage
récepteur). Par exemple une personne résidant
au Gabon (longitude 9.76 E, latitude 0.79 N) doit
orienter sa parabole avec les coordonnées
suivantes : Angle d’azimut : 269.13°
- Angle d’élévation : 42.34°.
NB : La vidéo et l’audio étant
codés en MPEG-2, il faut un récepteur
adéquat (capable de décoder ces
signaux numériques).
|
| STATION : DKR- 03F2 |
SATELLITE:IS- 801 (328.5) degEST (Intelsat
801) |
LNB freq low 5150 MHZ (universa) |
Transponder 03718 MHZ |
Symbol Rate 04881 Ksps |
Polarisation RIGHT |
| Vidéo PID 00033 |
Audio PID 0034 |
Per PID 08190 |
| Un récepteur satellite
audio peut vous permettre de recevoir les signaux
de la Chaîne Internationale et de la Chaîne
Nationale sur les fréquences suivantes : |
| Fréquence de la chaîne
nationale : 3721.4250 MHZ, fréquence de la
chaîne internationale : 3721.8175 MHZ |
Site web
de la RTS
et site de Canal Satellite Horizons
o
Téléphone : La téléphonie fixe
au Sénégal est très peu répandue
et s'est largement faite distancer ces dernières
années par la téléphonie mobile.
Toutes les villes et grands villages du Sénégal sont
néanmoins connectés au réseau Orange
de la Sonatel, filiale de France Télécom,
qui détient le monopole des lignes fixes. Le
réseau est d'assez bonne qualité et offre toutes les
possibilités techniques des pays riches (transpac, numéris,
etc....). Grâce aux nouvelles technologies, des petits
villages n'ayant pas encore le courant peuvent accéder
au téléphone. Ce sont les clients professionnels (entreprises,
télécentres, administrations, etc...)
qui ont longtemps constitué le gros de la clientèle
fixe. L'avènement de la technologie internet
haut-débit ADSL au Sénégal a néanmoins
redonné un regain d'intérêt à
la téléphonie fixe puisque pour bénéficier
de l'ADSL il faut nécessairement une ligne fixe.
Le code international du Sénégal est
le 221, ce qui signifie que pour appeler un correspondant
il vous faut faire de l'étranger le 00221+XXX
XX XX XX. A savoir : les numéros de téléphone au Sénégal
ont 9 chiffres (depuis le 7 octobre 2007), ceux commençant
par 76 et 77 sont des portables, ceux commençant
par 338 sont dans la presqu'île du Cap-Vert (Dakar,
Rufisque, Ngor, Ouakam, banlieue, etc..). Les numéros
des provinces du Sénégal commencent quant à eux par
339.
Voir
aussi la page sur les moyens et tarifs pour téléphoner
au Sénégal pas cher !
Voir
aussi la page sur la nouvelle numérotation en
vigueur au Sénégal depuis le 7 octobre
2007
Site internet de Orange
A
NOTER : La numérotation à 7 chiffres
est arrivée à saturation au Sénégal.
Le 7 octobre 2007 a vu arriver la numérotation
à 9 chiffres ! A vos agendas pour corriger
vos numéros !
VOIR
LA PAGE SPECIALE EXPLICATIVE |
o
Téléphonie mobile : Deux opérateurs concurrents
proposent abonnements et cartes sans abonnement pour
les téléphones cellulaires (un troisième opérateur
doit s'implanter en 2008). Le premier est Orange (filiale
de France Télécom). Le second est Tigo
(marque Sentel). C'est Orange qui rassemble le plus
de clients au Sénégal. Le prix des puces
(cartes SIM) a considérablement baissé
: 5000CFA (avec 5000CFA de crédit) pour la puce
Orange et 2000CFA (avec 1000CFA de crédit) pour
Tigo. La couverture est sensiblement équivalente
pour les deux opérateurs et 85% de la population
vit dans une zone couverte par l'un ou l'autre des réseaux.
Le nombre d'utilisateurs de la téléphonie
mobile est très largement supérieur à
celui de la téléphonie fixe et la plupart
des familles, y compris les plus modestes, disposent
aujourd'hui d'un téléphone GSM.
Photo ci-dessous à
gauche : télécentres et boutiques de téléphonie
mobile à Mbour (photo C. Montaillié)
Les
accords de roaming permettent aux clients sénégalais
de se connecter aux différents réseaux
nationaux durant leurs voyages et vice-versa. Les nouvelles
technologies relatives aux téléphones
mobiles ont fait leur apparition au Sénégal
: GPRS, MMS, connexion internet mobile, etc... Les services
commerciaux qui vont avec aussi... SMS surtaxés
pour une dédicace à la télévision,
téléchargements de sonneries, etc... bref
tout ce qu'il faut pour piéger et ruiner un maximum
des utilisateurs qui souvent sont modestes.
Voir
aussi la page sur la nouvelle numérotation en
vigueur au Sénégal depuis le 7 octobre
2007
Site internet
de Orange
et site internet de Tigo 

Couvertures Orange et Tigo au 1er juin 2007
(cliquez les cartes pour les agrandir)
o
Internet : L'internet a considérablement
progressé au Sénégal et le pays
fait partie des mieux connectés en Afrique. En
l'an 2000, une dizaine de providers se partageaient
le marché depuis 1995, année qui a vu la naissance du
Métissacana, premier cybercafé d'Afrique de l'Ouest.
Ce dernier est d'ailleurs devenu un temps le principal
fournisseur d'accès du pays. Aujourd'hui les plus faibles
ont rendu l'âme et il ne reste plus que deux FAI
grand public : Orange (anciennement Sentoo) filiale
de France Télécom, et ARC informatique,
un opérateur local indépendant. C'est
cependant Orange qui rafle l'immense majorité
des abonnements.
L'ADSL est arrivé au Sénégal
en mars 2003 et depuis s'est répandu très
vite sur l'ensemble du territoire. La plupart des villes
sont aujourd'hui couvertes par l'internet haut-débit
: outre la capitale, l'internet haut-débit est
disponible à Saint-Louis, Louga, Ziguinchor,
Saly, Cap Skirring, Mbour, Thiès, etc... Les
offres commencent à 512ko pour aller jusqu'à
2Mo et les prix proposés pour les abonnements
sont parmi les plus bas d'Afrique et sont en baisse
constante. En outre de nouvelles offres, uniques sur
le continent comme la télévision par ADSL,
sont proposées depuis 2007. La qualité
de connexion est en outre très bonne grâce
à des liaisons en fibres optiques redimensionnées
chaque année et qui offrent un ping vers le France
meilleur que celui qui sépare l'Europe des Etats-Unis.
Le nombre de foyers équipés reste cependant
marginal mais les cybercafés étant nombreux,
chaque Sénégalais peut avoir un accès
au net à moins d'un euro de l'heure...
En dehors des zones ADSL, les connexions RTC classiques
restent disponibles pour un prix relativement raisonnable
puisqu'une connexion RTC illimité (en 56k théorique)
coûte environ 10.000CFA par mois (15€).
o
LE MARCHE DU TRAVAIL
o
Le secteur informel : C'est une des données économiques
fondamentales en Afrique puisque ce marché informel
draîne la majeure partie de l'argent dans ces pays pauvres.
On parle de marché informel lorsqu'on décrit un marché
du travail fluide mais sans aucun contrôle étatique,
statistique ou social. Les petits boulots, les femmes
vendant quelques arachides, les pêcheurs de métier ou
occasionnels constituent ce marché informel qui malgrè
tous ses défauts fait la vitalité et le dynamisme de
l'Afrique. Plutôt que de combattre de front le marché
informel, l'état a pris le parti d'encourager
progressivement les entreprises à rentrer dans
le droit chemin du travail déclaré. Car
tout travailleur de l'informel rêve de décrocher
un jour un véritable contrat lui offrant la sécurité
de la protection sociale et de la retraite. Les petits
métiers indépendants et les artisans eux
aussi commencent à se plier aux règles
du droit des entreprises en se déclarant auprès
des chambres de commerce.
Photo à droite
: une blanchisserie à Dakar, le type même
de travail "au noir".
Un certain nombre de secteurs d'activité
soumis aux lois et règlementations échappent
relativement au travail informal. C'est le cas de la
santé, de l'assurance ou de l'enseignement.
& Sénégal
: le secteur informel de Dakar de Peter Van Dijk
Meine 
& Développer le secteur
non structuré à Dakar de Peter VAN DIJK MEINE 
& Les opérateurs économiques
au Sénégal (1930-1996) de Laurence Marfaing
o
Les salariés : Etre salarié est le rêve de bien
des Sénégalais. La sécurité, la modernité et la durée
d'un tel statut sont recherchés par ces centaines de
milliers de chômeurs et de travailleurs précaires qui
au jour le jour tentent de gagner quelques CFA. Le salariat
véritable bénéficie au Sénégal des mêmes avantages qu'en
Europe : couverture maladie, allocations familiales,
assurance chômage, retraite, droit syndical, etc...
Les industries, l'administration, un certain nombre
d'entreprises du tertiaire et les multinationales sont
hélas les seules à proposer ce type de travail fixe
à leurs employés. L'immense majorité des travailleurs
sénégalais, même s'ils sont employés, travaillent de
manière non déclarée hypothéquant ainsi leurs vieux
jours. Le réflexe de déclaration est loin d'être entré
dans les mœurs même s'il tend à se
développer. C'est particulièrement le cas pour
les centaines de milliers d'employés de maison, de jardiniers,
de couturiers, de maçons, de soudeurs, de plombiers,
de boutiquiers, de mécaniciens, de chauffeurs, d'apprentis,
de manutentionnaires qui sont la force vive du pays
mais ne bénéficient pas d'un contrat leur
permettant de faire valoir leurs droits. Un conseil
des Prudhommes existe au Sénégal pour
régler les litiges entre employeurs et employés
contractuels.
Photo à gauche
: un jeune apprenti tailleur. Son apprentissage
peut durer plusieurs années durant lesquelles
il travaillera à l'oeil pour le patron.
Les salariés sont donc de rares privilégiés.
Leur situation stable leur permet, même si le salaire
est faible, d'obtenir des prêts
bancaires et ainsi de faire construire une maison,
d'acheter un véhicule ou d'investir dans une affaire.
En outre, la plupart des pays occidentaux exigeant des
fiches de salaire pour l'obtention d'un visa, on comprend
que les travailleurs du secteur informel aient d'énormes
difficultés à se rendre à l'étranger. La tendance au
salariat déclaré est néanmoins à la hausse et chaque
année une petite partie du secteur informel passe au
salariat. L'émergeance de grosses sociétés
de service et notamment les call
centers contribue à normaliser le droit du
travail.
Vidéo-reportage sur les centres d'appel (call
centers) à Dakar
Voir
aussi la page sur la réglementation et la rémunération
du travail au Sénégal
Voir
aussi le code du travail sénégalais
Site internet de la caisse nationale de sécurité
sociale : 
Site internet
du ministère du travail : 
Site de l'IPRES
(Institution de Prévoyance Retraite du Sénégal)
: 
& Ajustement
structurel et emploi au Sénégal de B. Fall 
& Sénégal syndical et
participation responsable de M. Lo 
& L'état et la question
syndicale au Sénégal M. Fall
o
LES BANQUES
Voir
la page sur le secteur bancaire et les banques au Sénégal

Voir
la page sur le franc CFA, monnaie du Sénégal
Voir
aussi l'article sur la floraison de mutuelles bancaires
au Sénégal pour les exclus des banques
o
LES ASSURANCES
Les
Sénégalais et les entreprises sont globalement sous-assurés
au Sénégal. C'est évidemment un énorme problème puisque
les sinistres, quels qu'ils soient ne sont pas couverts.
S'ensuivent souvent des drames familiaux dus aux décès,
aux dettes, aux accidents etc... C'est un des défis
nationaux que de faire adopter les assurances par les
Sénégalais. Déjà, au niveau scolaire, l'assurance est
désormais obligatoire. Elle ne coûte que quelques CFA
et est censée protéger les élèves des dégâts qu'ils
pourraient causer à leurs camarades ou au mobilier publique.
Une polémique sur la mauvaise gestion de cette assurance
scolaire a contribué à discréditer l'image de l'assurance
dans l'esprit des parents et plus généralement dans
l'esprit du pays entier. L'assurance automobile est
également obligatoire (au tiers). Ainsi toutes les voitures,
y compris les clandos doivent payer chaque année leur
cotisation à l'organisme d'assurance de leur choix.
Le système fonctionne tant bien que
mal même si les délais de remboursement atteignent parfois
plusieurs mois suite à des litiges entre les conducteurs.
De même, les victimes d'accidents de la route
ne se retournent que très rarement contre les
assureurs, ignorants qu'ils sont de leurs droits.
Les gros efforts doivent maintenant
se focaliser sur l'assurance habitation (moins d'1%
des Sénégalais assurent leur habitation contre les dégâts
et contre le vol), sur l'assurance aux entreprises,
sur l'assurance-chômage privée, sur les retraites complémentaires,
et sur le «tout-risque» automobile. L'état
doit également veiller à assainir le marché des assurances
en élimant les petits organismes pas assez solides et
en permanence au bord de la faillite. De grands groupes
tels qu'AXA, Gras Savoy, AGF (AGS) ou CGU sont représentés
au Sénégal.
Voir la liste des assureurs
au Sénégal (répertoire, adresses,
téléphones, emails)
o
L'Influence économique internationale
Le Sénégal est le géant économique
de la sous-région au même titre que l'est la Côte d'Ivoiw
ou le Nigéria dans leurs secteurs respectifs. La zone
d'influence économique du Sénégal concerne tous les
pays frontaliers : Gambie, Mauritanie, Mali, Guinée
et Guinée-Bissau.
Hommes, services et marchandises franchissent les frontières
quotidiennement. Ces mouvements se font surtout au bénéfice
des pays les plus modestes. En effet, nombreux sont
les immigrants venus de l'extérieur pour trouver un
travail à Dakar ou vendre des produits de leur terroir.
Les Peulhs de Guinée ayant fui une Guinée dévastée par
Sékou Touré et une haine ethnique à leur endroit ainsi
que les Maures Mauritaniens, nomades de nature sont
les plus nombreux. Ces derniers, émigrent la plupart
du temps en célibataire et exercent la profession de
petit boutiquier dans les zones urbaines et rurales.
Les Peulhs de Guinée sont eux plus polyvalents même
si on les retrouve souvent dans des fonctions de coiffeur,
de taximan, de boutiquier ou de marchant ambulant. Les
Maliens quant à eux sont la plupart du temps des marchands
ambulants, des dockers ou des manutentionnaires. Dans
les zones frontalières ainsi que dans les grandes gares
routières du pays, il n'est également pas rare de voir
des Maliens itinérants vendant des produits maliens
peu chers : noix de kola, beurre de karité, etc... Les
Gambiens immigrants sont principalement des petits commerçants.
Les Bissau-guinéens n'immigrent pratiquement que chez
leurs frères casamançais ou dans le Sine-Saloum.
Nombreux sont les cueilleurs de palme et les riziculteurs.
A l'occasion de travaux de voirie en Casamance, les
promoteurs avait fait appel à de la main d'oeuvre
bissau-guinéenne, bien meilleure marché
que la sénégalaise. Les Sénégalais
appréciant beaucoup moins l'immigration quand
elle leur porte préjudice, l'arrivée des
"immigrés" bissau-guinéens avait
très clairement foutu la merde...
Le Sénégal est donc globalement un
pays d'immigration. Néanmoins, nombreux sont les Sénégalais
émigrant dans les pays frontaliers pour y monter un
petit commerce ou rejoindre un membre de la famille.
Le marché sénégalais de Bissau (Guinée-Bissau)
ou Serrekunda (en Gambie) en témoignent. Plus rares
sont ceux qui décident de partir en Guinée, au Mali
ou en Mauritanie. Concernant les marchandises, les échanges
frontaliers portent sur le bétail (venant du Mali),
les produits cosmétiques et vêtements (venant de Gambie),
les bijoux et les épices (venant de Mauritanie),
les balais traditionnels et les alcools traditionnels
venant de Guinée-Bissau, les tissus (venants du Mali
et de Gambie) et les produits traditionnels (noix de
kola, beurre de karité, peaux et accessoires magiques,
cacao, etc...). Seulement 2 pays sur 3 (le Mali et plus
récemment la Guinée-Bissau) font partie de la zone franc
ce qui limite considérablement les échanges. Le Sénégal
exporte peu malgrè l'absence de droits et taxes entre
les pays membres de la CEDEAO (Communauté économique
des Etats d'Afrique de l'Ouest dont font partie de Sénégal,
la Guinée-Bissau, le Mali et la Mauritanie). Cela est
dû sans doute à l'extrême pauvreté des pays de la sous-région
et au prix relativement élevé des denrées sénégalaises.
Le pays est cependant une zone de transit pour les produits
technologie importé d'Europe ou d'Asie. Le port
de Dakar accueille ainsi une grande quantité
de containers en franchise destinés à
être acheminé au Mali en camion ou en train.
La crise en Côte d'Ivoiw ayant considérablement
ralenti l'activité d'Abdjan, Bamako se retrouve
plus enclavée et dépendante du Sénégal
que jamais.
Voir
également la carte IRD sur les frontières du Sénégal
ses relations avec ses voisins
Cliquez
ici pour consulter la règlementation douanière
(guide douanier du voyageur au Sénégal)
o
LA CONTREBANDE
La contrebande est un phénomène banal
au Sénégal et plus généralement dans toute l'Afrique.
La multiplicité des nombreuses frontières incontrôlées
font que le transport illégal de marchandises
de toutes tailles et de toutes valeurs s'effectue quotidiennement
sans aucun problème.
Au
Sénégal les marchandises de contrebande s'échangent
principalement avec la Gambie qui a un régime fiscal
privilégié. Il s'agit surtout de textile (rouleaux de
tissu, vêtements, etc...) . Mais les taxes douanières
perdues ne sont rien comparées aux millions perdus à
cause de marchandises achetées par des diplomates de
toutes nationalités exonérés de déclaration en douane
et qui au lieu d'être utilisées sont immédiatement revendues
pour en tirer profit. Certaines associations dites caritatives
profitent également allègrement de ces avantages et
privilèges. L'immense corruption des douaniers fait
également perdre au pays de précieuses devises. On estime
les marchandises taxées à 49% des produits importés.
Photo à gauche : la frontière
sénégalo-gambienne et ses trafics
Si les diplomates et les entreprises
fraudent sur des sommes énormes, la petite contrebande
est également généralisée. Malheureusement la plupart
des douaniers laissent passer contre un petit dédommagement
(un arrangement...). Cela va de cigarettes de Guinée
Conakry vendues dans la région frontalière de Kédougou
au tonneau de rhum bissau-guinéen
ramené à Ziguinchor pour
la famille. Il est clair qu'un énorme effort doit être
entrepris pour réguler toutes ces fraudes. Les villes
frontalières telles que Kaolack (avec la Gambie), Kédougou
(avec la Guinée), Ziguinchor
(avec la Guinée-Bissau),
Tambacounda (avec le Mali) sont des réservoirs de contrebandiers.
Touba, la ville des Mourides, grâce à son statut particulier
est également source de nombreux trafics.
Malgré tout, il est bon de rappeler
que le Sénégal a l'un des meilleur taux
de perception de taxes douanières en Afrique
et que les sommes récoltées sont malgré
tout énorme vue la quantité de marchandises
importées légalement.
Voir également l'article sur la contrebande gambienne
à Kaolack dans le bulletin N°21
| Vos contributions et commentaires sur le
contenu de cette page |
|
Bonjour à tous,
Félicitation pour la tenue de ce site. Cette page sur l'économie du Sénégal est particulièrement bien fournie et rédigée. Cependant j'ai une remarque à faire: il n'est nullement fait mention du rôle, pourtant primordial, des Libanais ou des Sénégalais d'origine libanaise. Les négliger est, à mon avis, passer à côter des réalités sénégalaises: ils sont tout simplement incontournables. J'espère que vous tiendrez compte de cette remarque constructive. Bonne continuation. |
Concerné par l'implantation d'un projet de complexe touristique important dans la région de ST.Louis,c'est avec intérêt que j'ai lu les critiques à l'encontre du Ministre du Tourisme et Maire de ST.Louis. En effet au tout début de mon projet (2002-03)j'ai contacté et rencontré le Ministre du Tourime dans son bureau à Dakar. Que de belles promesses... en 5 ans..mais oui je suis patient et tenace, je n'ai jamais pu obtenir l'agrément de ce projet par son ministère et même pire l'année dernière son directeur de cabinet c'est excusé d'avoir...perdu notre dossier de deamnde d'agrément !!! à ce jour.. rien! Pourtant nous avons eu en son temps l'agrément APIX .J'ai eu aussi l'occasion de le rencontrer à Paris au salon Mondial du tourisme ou le Sénégal a un tres beau stand..Une rencontre à peine courtoise et surtout tres condescendente à la limite du mépris ?? Et dire qu'en plus il est directemnt concerné ,Maire de ST.Louis !!?? C'est pourtant à termes plusieurs centaines d'emplois que celà concernés. Incroyable une telle incompétence ! Je constate aujourd'hui,par votre intermédiare chiffré que le tourisme à subit une perte d'affluence non négligeable pendant son 'régne' ! Bravo Monsieur O.M.N. Je crois savoir qu'avec le nouveau gouvernement,il n'est plus le Ministre du Tourisme,ouf !! Mais toujours Ministre (je vais vérifier,de quoi ?) attention un futur secteur en voie de ..perdition sous "l'impulsion" dynamique et efficace d'un tel Personnage ! Pour quels intérêts "roule" t-il ?.. C'est affligeant pour le Sénégal qui n'a vraiment pas besoin de tels hommes incompétents. M. Le Président,svp, il existe dans votre pays des Sénégalais de très haut niveau capable de 'bouster' ce secteur sans problème. j'aimerai bien avoir d'autres témoignages et avis pour être sur de ne pas avoir.. révé! merci . |
Nous mettons en de l'or de meilleur qualité.nous prions tout intereser de nous contactr sur :doherkosarl1@yahoo.fr.Notre prix est à la porté de toutes les bousses. |
Une page tres interessante qui malheureusement est plutot objective.
Dommage c'est un pays ou j'habite une partie de l'année et ou je m'y trouve bien.
Il est urgent de faire evoluer le tourisme tres urgent... |
bonjour
felicitations pour la tenue du site c'est vraiment cool.
au fait je voulais juste ajouter que le nombre des banques au Sénégal approche les 17 banques. on a noté entre 2004 et 2006 une entrée de 5 banques dans le paysage bancaire sénégalais. merci |
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